Je prends souvent gojira comme pseudo. En lisant ma vie, vous comprendrez pourquoi.
Ejecté violemment de la matrice dans laquelle il avait passé 7 mois et demi par une puissante et unique contraction, le petit gojira poussa son premier rugissement un beau matin de juin 1975,
journée froide, grise morne et pluvieuse.
Comme tous les enfants, une bonne fée se pencha au dessus de son berceau.
Et elle vomit.
Il fit ses premiers pas à l'âge de 2 ans mût par le profond désir de courir après le chat. Il survécu à l'étouffement lorsque papa gojira retira de la gorge de son fils, la dépouille de
l'animal.
Alors que ses petites pattes l'emmenaient dans le garage le petit gojira découvrit les trésors que cachaient un garage.
Aperçevant une bouteille grise qu'il confondit avec son biberon, il vida ainsi les 5 litres d'essence ordinaire que contenait le jérican.
Une éructation sonore près de la cuisinière à gaz eut raison du lapin qui avait sa cage à proximité et propulsa le petit tyranosaure radioactif à travers le plafond de la cuisine.
Ainsi le petit gojira découvrait pour la première fois la lumière du soleil et le paradis de la nature, en s'écrasant sur l'herbe que composait l'enclos de Raoul le pitbull et Arracheur le
rotweiller.
Malgré sa machoire brisée et toutes ces dents pétées Raoul envoya gojira voler dans les airs, puis commença à creuser la tombe de son ami Arracheur.
Le petit lézard radioactif pépillant de joie à la vue du paysage qui s'offrait à lui du haut du ciel, retomba sur les lignes à hautes tensions du chemin de fer.
L'intensité électrique le repoussa sur la voie au moment où l'express de 10h43 passait à toute berzingue.
L'impact sur le carreau de la motrice renvoya le petit lézard dans le ciel et provoqua une crise cardiaque au conducteur qui fit sortir le train de la voie, ce dernier finit sa course dans la
manifestation de fonctionnaires en grève.
Gojira junior retomba dans dans un bac remplir d'eau, qui contenait un carcharodon carcharias nourri au yaourt depuis quelques mois amené ici pour une exposition en l'honneur de la sortie française
de "jaws" (sortie aux USA en juin 1975).
C'est à cette époque que le goût de gojira pour les sushis se fit connaitre.
Fier de leur rejeton, après lui avoir fait deux petits frères parfaits, les parents de gojira tentèrent de lui faire oublier sa différence en lui apportant une attention particulière.
Ainsi il eut le bonheur de voir son bain parfumé avec des pains de sodium solide, de voir son gruau du dimanche assaisonné à la belladone.
Ses parents lui offrirent aussi la collection complète des encyclopédies de Cousteau (paix à son âme)... en une fois déposé dans son sommeil sur sa poitrine.
Avec des difficultés à respirer, quelques côtes cassées, gojira dévora ces bouquins et développa une passion pour les hauts fonds, les carcharodon et les architeuthis.
Cette passion conduisit ses parents à lui donner des cours de natation tout habillé (avec des billes de plombs dans les poches).
En 1982 son papa se dote d'un TO7-70, ce sera son premier pas dans l'informatique, avec la programmation en Basic, en Logo et divers jeux.
En 1983 il découvre Europe et "final countdown" qui sera le début d'une descente aux enfers: helloween, manowar, metallica, slayer, kreator, flirt avec le death, puis rhapsody, therion, nightwish,
tristania, sirenia, sin of thy beloved, within temptation, dark sanctuary, .... Le hard rock, courant musical qu'il n'abandonnera jamais.
A l'âge de 11 ans il découvrit pour la première fois le cinéma avec un film de Mickaël Dudikoff "le ninja blanc".
Ca y était, les arts martiaux avaient planté une petite graine dans son neurone.
Puis il y eut Jean-Claude Vandamme et ses films Bloosport puis Kickboxer.
Vers l'âge de 15 ans, il se dote d'un amstrad CPC 6128, ce sera la suite de l'apprentissage de la programmation en basic, les jeux vidéos, les traitements de texte et tableurs.
A l'âge de 16 ans il commença le karate shôtôkan et des exercices de musculation pour faire comme Jean-Claude.
Il développa sa force et pu ainsi porter son verre jusqu'à sa bouche tout seul sans rien renverser.
Le karate lui détruisit les genoux, mais lui donna une grande souplesse qui lui permettait de faire le grand écart entre deux chaises.
Il chérissait alors le doux rêve d'être un ninja.
Grâce à sa souplesse il devenait l'attraction des soirées. Pour une fois que les gens ne lui jetaient plus de pierres ni d'oeufs moisis ou de fruits pourris (ce qui lui apportait les minéraux
indispensables pour sa croissance à défaut d'une odeur particulière) mais des cacahouètes et des pièces.
Ayant survécu par miracle jusqu'à l'âge de 18 ans gojira s'engagea vers le chemin de la physique et de la chimie (ne sachant pas quoi faire il a suivit ses copains).
Il passa entre les mains de nombreux pédagogues en physique du point, hydrodynamique, thermodynamique, physique quantique, physique des matériaux, physique nucléaire, en chimie organique, en chimie
minérale, en chimie des milieux non aqueux, en thermochimie, en dynamique moléculaire, ...
A l'âge de 18 ans il abandonna le karate n'ayant plus de temps pour le pratiquer. Ce fut les années "dongeon et dragon". MJ à Ravenloft, il fut conquis par l'héroïc-fantasy. Il devint adepte de
Weis et Hickman, David et Leigh Eddings, Gunnarsson Thorarinn, Terry Pratchett, Robert Jordan, Fritz Leiber, Terry Goodkind, Anne Mc Caffrey, Tad Williams, ... Et trouva une profonde attirance pour
les dragons.
Son coeur se brisa quand il découvrit que les dragons n'existaient pas... et que le pére Noël est mort ou alors qu'il il n'a jamais existé.
Un jour dans un bal de village organisé par le comité du 3e âge il fit le grand écart en dansant, mais l'absence d'entrainement lui avait ôté sa souplesse et il se claqua les ischios jambiers.
C'est dans sa 21e année qu'il découvrit le nihon tai-jitsu auprès d'une personne qui avait beaucoup de charisme... mais malheureusement une mentalité de merde.
On lui appris que le Nihon Tai-Jitsu était l'art martial le plus puissant du monde. "le karate c'est des danseurs, les judoka c'est des bourrins, les aikidoka des lopettes".
Et pourtant, il n'avait pas fait attention que s'il s'était senti aussi à l'aise avec ce nihon tai-jitsu c'est parce que c'était un mélange de mauvais shôtôkan couplé à du mauvais judo sur lequel
se greffait du mauvais aikido.
Mais sans recul, difficile de s'en rendre compte.
A 22 ans sur les conseils d'un de ses sempai il alla à un stage de maître Hernaez et découvrit que pendant 2 ans il s'était planté, il avait acquis quelques bases certes, mais le nihon tai-jitsu
était plus profond et plus riche que ça, et surtout ne se limitait pas à un ensemble de techniques.
Il n'avait pas fait de vrai nihon tai-jitsu. Il s'entraina alors à désapprendre pour se recentrer vers le développement technique tel que l'enseignait maître Hernaez.
A force d'ouvrir sa gueule il se fit virer du club et rejoignit ses sempais qui avaient ouvert leur club pour enseigner l'art tel que maître Hernaez le concevait.
En suivant un de ses sempais, il pratiqua du judo, du judo jujitsu, du kyusho jitsu, de l'arnis doblete rapillon.
Ainsi il put apprendre une grande variété de techniques de toutes sortes. "Le nihon tai-jitsu c'est aussi travailler des techniques dans le seul but de perpétuer leur apprentissage dans la
tradition des jujutsu afin qu'elles ne soient pas perdues dans l'oubli", lui avait-on dit.
Créateur de la réaction exothermique de dissolution du chlorure de sodium dans l'eau au court de laquelle il fut à deux doigts de raser le campus de Metz, ses professeurs se suicidèrent.
Il tenta alors à l'âge de 24 ans de rentrer à l'IUFM pour passer le CAPES de physique chimie.
En l'an 2000, frustré de ne pas avoir le droit de mettre des baffes à ces petits ***s d'adolescents moisis il abandonna la formation d'enseignant pour rentrer dans une formation de
chemoinformaticien.
Il fut formé en modélisation moléculaire, chimie quantique, dynamique moléculaire, chimie statistique, et informatique (SGBD, SQL, JAVA, JSEE).
Dans le cadre de son stage il partit habiter à Meaux (77) pour travailler dans le 10e arrondissement de Paris dans une entreprise de recherche pharmaceutique.
Embauché en CDI à l'issu de son stage, où il fut surnommé "Monsieur Molécule", développant les outils pour les chimistes et gérant la base de données moléculaires.
Il rentrait tous les week-end pour suivre les entrainements de NTJ. Désireux de trouver un art complet sur place, il commença le "nghia long viet vodao".
Mais rapidement lassé par les séries de pompes et d'abdominaux et le fait de ne pouvoir s'exprimer techniquement avec des clefs, des étranglements, des projections, il laissa tomber.
Il intégra alors l'école de Nihon Tai-Jitsu d'un grand pédagogue (situé dans la campagne seine et marnaise) qui le motiva pour continuer à s'investir en NTJ.
En octobre 2003, il effectue un stage de houblon à Munich et rencontre une petite japonaise qui y vivait.
Elle deviendra son épouse deux ans plus tard et le poussera à apprendre le japonais.
En 2004 il découvre les chambaras, et commencera à se constituer une grosse collection.
En 2005 il redécouvre les films japonais de godzilla (gojira en VO). Il deviendra fan. D'où l'origine du pseudo (et non ce groupe français du même nom que j'ai en horreur)
En 2006 il participa au deuxième stage de sensei Kuniyuki Kai et rencontra quelqu'un qui changea sa vision des arts martiaux et sa voie.
Il découvrit dans la douleur l'efficacité et la richesse des arts okinawaïens. Il décida alors de s'investir dans le Goju-Ryu après cette rencontre.
Il resta dans cette école jusqu'en février 2006 date à laquelle il déménagea à Strasbourg pour devenir un nain format petit chien.
Au fur et à mesure de ses rencontres martiales sa voie tend maintenant vers les concepts des styles apportés par ses différentes rencontres majeures.
Il continue maintenant s'intéresser à ces arts de contact et développe un intérêt de plus en plus grand pour ces écoles okinawaïennes issues des styles du fujian.
Désormais ceinture orange de goju-ryu, gojira suit les enseignements et les conseils de Hanchindi aussi souvent qu'il le peut. En espérant qu'Hanchindi ne se suicide pas d'avoir un élève aussi nul
et aussi raide qu'un bloc de béton armé.
Il a participé et participera avec plaisir aux stages donnés par shimabukuro-sensei, car séduit par la puissance des combattants formés par ce maître (dont goya pour ne pas le nommer).
Bien que fidèle à l'enseignement de maître Hernaez et continuant la voie du Nihon Tai Jitsu sans jamais vraiment s'améliorer), gojira souhaite développer ce qui lui manque et qu'il a découvert dans
le goju-ryu, l'uechi ryu sans vraiment d'espoir d'être bon, mais il aime ça.
Toujours aussi radioactif, éructant toujours aussi bruyamment un rayon qui détruit tout sur son passage, gojira espère bien participer à une compétition jissen style kyokushinkai ou monter sur un
ring avant d'être vieux pour se faire défoncer tellement il est pas bon.
Si vous le voyez, inutile de lui jeter des cailloux ou des légumes pourris, soyez inventifs, essayez les sous-vêtements sales, les couches de vos enfants en bas-âge, ...
Merci de ne pas lui laisser de message non plus, ou alors une insulte... oh oui, une insulte!
edit: mes parents sont des gens très bien et très courageux.
Encore heureux, ils n'ont eu qu'un seul gojira parmi leur trois garçons.
Courageux et motivés papa et maman gojira. je vous le dis.
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