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Samedi 7 juin 2008 6 07 /06 /2008 21:45
Menu suite 神 - kami - part 2


Kami(神) est le mot japonais pour les esprits contenus dans les objets en croyance shintoiste. Bien que le mot est parfois traduit par "dieu" ou "divinité" les érudits Shinto montrent qu'une telle traduction du terme peut causer de sérieux malentendus (Ono, 1962). Pour certaines instances, comme Izanagi, Izanami, les kami sont des déités personnifiées, similaires aux dieux anciens de la Grèce ou de Rome. Dans d'autres cas, comme ceux concernant des phénomènes d'évolution, d'objets naturels, d'esprit élémentaires, d'esprit logeant dans les arbres, de force de la nature, traduire "kami" par "dieu" ou "divinité" serait une énorme erreur de caractérisation. Sous cet aspect , on retrouve un concept similaire au numen roman.

Les Kami peuvent, à la racine, signifier simplement "esprit" ou un aspect de spiritualité. Le mot est écrit avec le kanji "神", la lecture sino-japonaise est shin ou jin; en Chine, le caractère est utilisé pour se référer à divers esprit de la nature de la religion chinoise traditionnelle, mais pas les divinités taoistes ou les Etres Suprêmes. Selon toute vraisemblance une forme parente, peut-être un emprunt linguistique, apparait dans le langage Ainu comme Kamui et se réfère à un concept animiste très similaire aux Kami japonais. Dans sa traduction du Kojiki, Basil Hall Chamberlain apporte l'interprétation alternative que "La signification propre du mot 'kami' est 'haut' ou 'au-dessus' et il est toujours constamment utilisé ainsi", citant l'utilisation du mot kami (髪) (raccourcit de kami no ke (髪の毛)) pour faire allusion  au cheveux qui poussent au sommet de la tête, l'utilisation du terme "O Kami" pour faire allusion au personnages du gouvernement et à tout supérieur des société, et au titre provincial, qui semble avoir été utilisé au 19ème siècle.

Parce que le japonais ne distingue pas les noms singuliers et pluriels, il est parfois difficilement clair de savoir su le terme kami fait allusion à une entité ou des entités multiples. Lorsque le concept pluriel est absolument nécessaire, le terme "kami-gami" (神々) est utilisé. On dit souvent qu'il y a "huit millions de kami"  (八百万の神, ya-o-yorozu no kami) - en japonais le nombre "huit millions" est souvent utilisé pour impliquer l'infini. 

De façon similaire le genre n'est pas inclu dans le mot kami, qui peut être utilisé à la fois pour les mâles ou les femelles kami. Le mot "megami" (女神) signifie femelle kami, est un addition au langage relativement récente, et est rarement, s'il l'est, utilisé dans les sources traditionnelles.


1. Croyances Shinto et kami

Les "Kami" sont les objets centraux de l'adoration pour la croyance Shintoiste. Le shintoisme commença avec les religions folklorique anciennes et animiques variées au Japon, et devint seulement une religion unifiée bien plus tard par le résultat d'efforts pour séparer les influences des autres religions ramenées au Japon de l'étranger (une seule religion unique aura plus de poids). De ce fait, le concept de kami a été développé tout d'abord dans des religions folklorique régionales variées, unifiées par la suite dans une seule religion: le shintoisme. Ce qui a pour résultat que la nature de ce qui est appelé "kami" est très large et englobe différents concepts et phénomènes.

Certains objets ou phénomènes désignés comme kami sont des symboles de croissance, fertilité et production; les phénomènes naturels comme le vent ou le tonnerre; les objets naturels comme le soleil, les montagnes, les rivières, les arbres et les pierres; certains animaux; et certains esprits ancestraux. Inclus dans la désignation d'esprit ancestraux sont les esprits des ancêtres de la Maison Impériale du Japon, mais aussi les ancêtres des familles nobles aussi bien que les esprits des ancêtres des gens du people..

Il y a aussi d'autres esprits désignés comme kami. Par exemple, l'esprit gardien d'un pays, de métiers, et de talents; l'esprit de héros japonais, d'hommes aux actions exceptionnelles, ou de grande vertue; et ceux qu ont contribués à la civilisation, la culture et le bien-être humain; ceux qui sont mort pour l'état ou la communauté (voir: le sanctuaire Yasukuni); et les morts pitoyables. Non seulement les esprits supérieurs aux hommes peuvent être considérés comme des kami, mais aussi les esprit qui sont considérablement pitoyables ou faibles peuvent être considérés comme des kami en shintoisme.

Le concept de kami a été changé et raffiné depuis les temps anciens, bien que tout ce qui était considéré comme kami par les anciens sont toujours considérés comme kami par le Shinto "moderne". ("moderne" signifie qu'il fut formalisé dans une religion unifiée par l'influence des religions étrangères comme le bouddhisme). Même à l'intérieur du shinto "moderne", il n'y a pas de critère clairement défini pour ce qui devrait être vénéré comme kami ou pas. La différence entre le shinto "moderne" et les anciennes religions animiques réside principalement dans le raffinage du concept de kami plutôt que dans une différence de définition.

Dans les anciennes religions animiques, les kami étaient compris comme de simples forces de la nature divines. Les adorateurs dans l'ancien Japon, vénéraient les créations de la nature qui  étalaient leur beauté particulière et leur puissance comme les chutes d'eau, les montagnes, les rochers, les animaux, les arbres, l'herbe et même les champs de riz. Ils croyaient fermement que les esprits ou kami résidents méritaient un profond respect.

Bien que les anciennes dénominations sont toujours adhérées, en shinto moderne de nombreux prêtres considèrent aussi les kami comme des esprits anthropomorphiques, nobles et autoritaires. Ce qui inclue des personnage mythologiques comme Amaterasu, la déesse du soleil du pantheon shinto. Bien que ces kami puissent être considérés comme des divinités, il ne sont pas considérés comme omnipotents et omniscients. Dans le mythe d'Amaterasu, par exemple, ne peut pas voir ce qui se passe dans le monde des humains. Elle doit aussi utiliser des rites divinatoires pour voir le futur.

Les kami possèdaient traditionnellement deux âmes, une bonne (nigi-mitama) et l'autre aggressive (ara-mitama).  Cette forme de kami humaine mais puissante était aussi divisé en amatsu-kami ("divinités des cieux") et kunitsu-kami ("les dieux du royaume terrestre"). Une divinité se comporte ainsi différemment selon l'âme qui la contrôle à un moment donné. De nombreuses manières, c'était une représentation des soudains changements de la nature et voudrait expliquer pourquoi il y avait des kami pour chaque évènement météorologique: chute de neige, pluie, typhons, inondations, éclairs et volcans.

Les ancêtres de familles particulières peuvent être aussi vénérés comme kami. Dans un sens, ces kami sont vénérés pas à cause de leurs pouvoirs bienveillants, mais à cause de qualités distincts ou dgrande valeur. Ces kami étaient régionaux et de nombreux sanctuaires (hokora) furent construits en leur honneur. Dans de nombreux cas, des gens qui vécurent peuvent être déifiés; un exemple de cela est Tenjin, qui était Sugawara no Michizane (845-903) dans la vie.

Dans sa chaine de radio 1946 Ningen-sengen, l'empereur Hirohito déclara qu'il n'était pas un akitsumikami (kami manifeste). Toutefois, après sa déclaration, Hirohito demanda la permission aux forces d'occupation de vénérer ses ancêtres, et, ayant reçu la permission, il vénéra Amaterasu, ainsi impliquant qu'il était de descendance divine.


Amaterasu


2. Kami dans la culture populaire


Les références à un kami spécifiques ou à l'idée générale shinto de kami apparait dans diverses zones de la culture populaire, incluant des animes, mangas, jeux de rôles et littérature.
- Le jeu de 2006, bébé des studios Glover édité par Capcom: Ôkami, est basé sur un jeu de mot entre le mot pour loup (okami) et le mot kami avec une particule qui signifie grand (ô-kami). Le pivot du jeu est un loup blanc, incarnation de la déesse Amaterasu. On joue alors littéralement avec un kami. Tout au long du jeu on rencontrera d'autres kami mais présent sous d'autres formes (susanô est en fait un guerrier ivrogne paresseux) ainsi que tout le symbolisme de la culture shinto mais aussi la culture floklorique, populaire, artistique du Japon.
- Un exemple occidental est, l'extension de 2004 du jeu de carte  "Magic: The gathering" nommé "Les champions de Kamigawa" qui présente des kami et le shintoisme comme élément de base pour la ligne historique de la série.
- Les pokemon sont parfois considérés comme équivalents des kami traditionnels
- La série de Tamora Pierces: "La Protectrice des Petits" montre la famille royale Conté dont la lignée impériale est basée sur les empereurs du Japon; ils préservent leur affirmation de lignée divine en ajoutant le suffixe "-kami" à leur nom (exemple: la princesse Shinkokami).
- En 2005, le dessin animé "Kamichu!" fait ses débuts avec le caractère principal Yurie Hitotsubashi devenant un dieu pendant la nuit et ayant à apprendre non seulement quel genre de dieu elle est, mais aussi comment vivre comme un dieu et comment grandir comme un dieu.


Voici une liste des divinités natives des croyances japonaises et des traditions religieuses. La plupart d'entre elles viennent du shintoisme, alors que d'autres furent importées par le bouddhisme ou le taoisme et "intégrés" à la mythologie et au folklore japonaise.



3. Shintoisme

Ce qui suit est une liste des divinités shintoistes majeures et mineures dans le shintoisme. Comme il est souvent dit il y a yaoyorozu-no-kami(八百万の神) ou 8 millions de kami (une représentation du nombre infini), ce qui est impossible de toutes les lister.


3.1 Kami majeurs


3.1.1 Ame-no-Uzume (天宇受売命)

    Communément appelé Uzume, elle est la déesse de l'aurore et des réjouissances,  utile à "la légende du soleil perdu" en shinto. Elle est aussi connu comme La Grande Persuadeuse et L'Inquiétante Femme Céleste.


3.1.2 Amaterasu-ô-mi-kami (天照大神 ou 天照大御神)

    Habituellement appelée Amaterasu, elle est la déesse du soleil aussi bien que la prétendue ancêtre de la famille impériale du Japon. Son nom complet signifie "Grande Déesse" ou "Grand Esprit Qui Brille dans les Cieux"; elle peut être aussi désignée comme Ôhiru-menomuchi-no-kami (大日孁貴神).  Compte tenu de ses liens avec la famille impériale, elle est souvent considérée (nien que ça ne soit pas officiel) comme  le "dieu primordial" de la religion shinto.


3.1.3 Ame-no-Koyane (天児屋命 ou 天児屋根命)

    Une divinité masculine, il est considéré comme le "Premier en Charge des Affaires Divines", autant que l'assistant du premier empereur du Japon. Il est aussi considéré comme l'ancêtre de la famille Fujiwara.

3.1.4 Fujin (風神)

    Aussi connu comme Kaminokaze, il est le dieu japonais du vent et un des plus anciens dieu Shinto. On dit de lui qu'il était présent à la création du monde. Il est souvent représenté comme un oni (ogre japonais) avec un sac mis en écharpe par dessus son dos.


3.1.5 Hachiman (八幡神)
   

    Aussi connu comme Hachiman-shin ou Yawata no kami, il est le dieu de la guerre et le divin protecteur du Japon et de son peuple. A l'origine il était une divinité liée à l'agriculture et plus tard devint le guardien du clan Minamoto. Ses animaux symboliques et messagers sont les colombes.


3.1.6 Inari (稲荷)

    Le dieu du riz et de la fertilité. Ses messagers et animaux symboliques sont les renards. Il est souvent confondu avec la divinité bouddhiste Dakiniten. Bien que représenté traditionnellement comme un homme, il y a des sources qui le font apparaitre comme une femme.


3.1.7 Izanagi (伊弊諾 ou 伊邪那岐)

    Le patriarche de tous les dieux, il est le premier dieu masculin autant que le dieu de la création et de la vie. Lui et sa femme, Izanami, sont responsables de la naissance de l'archipel du Japon et de nombreux kami, bien qu'elle soit morte en couche. Plus tard, après sa tentative de la faire revenir du monde des morts, il engendra Amaterasu, Susano et Tsukuyomi.


3.1.8 Izanami (伊弉冉 ou 伊邪那美)


    la soeur et la femme d'Izanagi, elle est la première déesse autant que la déesse de la création et de la mort. Elle mourru peu de temps après avoir donné naissance à Kagu-tsuchi, et Izanagi la suivi dans le monde des morts, mais échoua à la ramener dans le monde des vivants.  Une prise de bec entre les deux  causa le cycle de la vie et de la mort pour les êtres vivants.


3.1.9 Ninigi-no-Mikoto (瓊瓊杵尊)

    Communément appelé Ninigi, il est le petit fils d'Amaterasu. Son arrière petit fils était Kamuyamato Iwarebiko, plus tard connu sous le nomd de Empereur Jimmu, premier empereur du Japon.


3.1.10 Raijin (雷神)
   

    Habituellement appelé Raiden (雷電), il est le dieu du tonnerre et des éclair, souvent associé avec Fûjin. Comme ce dernier, Raijin est souvent représenté comme un oni (ogre/démon japonais).


3.1.11 Ryûjin (龍神)
 

    Aussi connu sous le nom de Rinjin, il est un dragon mais aussi le dieu des mers. Il réside à Ryûgû-jô, son palais sous la mer, fait de coraux rouge et blanc, d'où il controle les marées avec des joyaux magiques. Son arrière petit fils deviendra l'Empereur Jimmu.


3.1.12 Susanoo-no-mikoto (須佐之男命)

    Romanisé aussi Susano-o, Susa-no-o, et Susanowo. Il est le dieu des tempêtes et dans certains cas le dieu de la mer. Il est aussi, quelque part, un dieu filou, et la mythologie japonaise documente de façon très étendue, la "rivalité fraternelle" entre lui et Amaterasu. Susanoo est aussi responsable pour avoir tué le monstre Yamata-no-Orochi et les découverte consécutive de l'épée sacrée Kusanagi.


3.1.13 Tenjin (天神)

    Le dieu de l'érudition, il est Sugawara no Michizane (845-903) divinifié, qui a été élevé à cette position après être décédé en exile. Les désastres consécutifs de Heiankyo lui sont attribués, du moins à son esprit vengeur.


3.1.14 Toyotama-hime (豊玉姫)
   

    Aussi connu comme Otohime, elle était la fille de Ryûjin et la grand-mère de Jimmu. Il est dit qu'après qu'elle donna naissance à son fils, elle se changea en dragon et disparu.


3.1.15 Tsukuyomi-no-Mikoto (月読の命 ou 月夜見の尊)

    Aussi connu comme Tsukiyomi, Tsuki no Kami, Tsukiyomino mikoto, et Tsukiyumi no mikoto, il est le dieu de la lune. Il tua la déesse de la nourriture, Uke Mochi, dégoûté et en colère à cause de la façon dont elle avait préparé le repas. Ce qui causa qu'Amaterasu ne lui fit plus jamais face, provoquant ainsi la séparation du soleil et de la lune dans le ciel qui sont maintenant dans des parties différentes du ciel.


3.2 Kami mineurs

    * Amatsu-Mikaboshi (天津甕星), le kami de tout le mal et les étoiles qui exista avant le Kotoamatsukami.
    * Konohanasakuya-hime (木花之開耶姫), la femme de Ninigi et la fille de Ohoyamatsumi et arrière grand mère de Jimmu. Elle est aussi connu comme la déesse du Mont Fuji.
    * Ohoyamatsumi (大山積命), un frère ainé de Amaterasu, et un important dieu qui dirige les montagnes, les mers et la guerre? Il est aussi le père de Konohanasakuya-hime.
    * Sarutahiko Ohkami (猿田毘古神), le kami de la Terre qui guida Ninigi aux îles du Japon.
    * Uke Mochi (保食神), appelée parfois Ogetsu-hime-no-kami, la déesse de la nourriture. Après qu'elle eu craché un poisson, vomit et déféqué du gibier et toussé du riz, elle fut tué par un Tsukuyomi dégouté, ou dans d'autres versions, Susanoo.

4. Bouddhisme

Amida Nyorai (無量光佛 ou 無量壽佛)

    Se rapporte habituellement à Amida-butsu (阿弥陀如来), il est le bouddha primaire de l'école de bouddhisme de la Terre Pure. Ceux qui le vénèrent croient qu'il est aussi un Bouddha qui possède des qualités méritoires infinies; qui expose le dharma dans son paradis pure. Il est le plus connu et le plus populaire des Cinq Bouddhas Sages.


Daruma (ダルマ)

    Il est traditionnellement estimé dans la mythologie bouddhiste pour être le fondateur du bouddhisme Zen (Chan en chinois), autant que le fondateur de Shaolin (tels que furent leur renommée). Une légende rapporte qu'après plusieurs années de méditation, Boddhidharma perdit l'usage de ses yeux et de ses membres. Une poupée Daruma fut crée en l'honneur de cette légende.


5. Les sept dieux du bonheur


voir l'article sur les shichifukujin

6. Inari

Inari (稲荷, aussi Oinari) est le kami japonais de la fertilité, du riz, de l'agriculture, des renards, des industries et du success mondial. Inari est représenté comme un homme, une femme ou une personne androgyne, il est parfois représenté comme un ensemble de trois ou cinq kami individuels, et il est une figure populaire  des croyances à la fois Shintoistes et Bouddhistes au Japon. Les renards d'Inari, ou kitsune, sont blanc pure et agissent comme messagers.


Description

Inari a été décrit autant comme un homme qu'une femme. Les représentations les plus populaires d'Inari, selon la chercheuse Karen Ann Smyers, sont un vieil homme portant du riz, une jeune femmes déesse de la nourriture, ou un bodhisattva androgyne. Aucune des représentations n'est correcte, le genre préféré de description varie selon les traditions régionales et les croyances individuelles. A cause de cette association étroite avec les kitsune, Inari est parfois décrit comme un renard;  toutefois, bien que cette croyance est très répandu, les prêtes shinto et bouddhistes, découragent cette représentation. Inari apparait aussi sous la forme d'un serpent ou d'un dragon, et dans un conte folklorique Inari est apparu à un homme malfaisant sous le forme d'une monstrueuse araignée comme une façon de lui faire apprendre une leçon.
Inari apparait à un guerrier


Inari est parfois identifié à d'autres figures mythologiques. Certains chercheurs suggèrent qu'Inari est la personne connu dans la mythology japonaise classique comme Ukanomitama ou le Kojiki de Ôgetsu-Hime; d'autres suggèrent qu'Inari est la même personne que Toyouke. Certains prennent Inari comme identique à tout kami des graines.

L'aspect d'Inari sous forme féminine est souvent identifiée et en conflit avec Dakiniten, une divinité bouddhiste qui est une transformation japonaise de la dakini indienne, ou avec Benzaiten des sept dieux du bonheur. Dakiniten est décrite comme un boddhisattva féminin ou androgyne chevauchant un renard blanc volant.

Inari est souvent vénéré comme un collectif de trois divinité (Inari sanza); depuis la période Kamakura, ce nombre s'est trouvé augmenté jusqu'à cinq kami (Inari goza). Toutefois, l'identification de ces kami a changé à travers le temps. Selon les écrits de Fushimi Inari, le plus vieux et le plus important sanctuaire d'Inari, ces kami ont inclu Izanagi, Izanami, Ninigi et Wakumusubi, en plus de la divinité de la nourriture mentionnée précédement. Les cinq kami aujourd'hui identifiés avec Inari à Fushimi Inari sont  Ukanomitama, Sadahiko, Omiyanome, Tanaka, et Shi. Toutefois, à Takekoma Inari, le second plus vieux sanctuaire d'Inari au Japon, ces trois divinités vénérées sont Ukanomitama, Ukemochi, et Wakumusubi. Selon le Nijûni shaki, les trois kami sont Ômiyame no mikoto (l'eau), Ukanomitama no mikoto  (les graines) et Sarutahiko no mikami (terre).

Les renards et les joyaux exauceurs de voeux sont les symboles les plus importants d'Inari. D'autres éléments communs décrivant Inari, et parfois son/sa kitsune, incluent un faucille, une gerbe ou un sac de riz, et une épée.



Histoire

Les origine de la vénération d'Inari  ne sont pas entièrement claires. Le première utilisation enregistrée des kanji actuels (caractères japonais d'origine chinoise), qui signifie "portant du riz", était dans le Ruijû Kokushi en 827 après Jésus-Christ. D'autres jeux de kanji avec la même lecture phonétique, contenant en majorité le mot "riz", étaient utilisés plus tôt, et la plupart des chercheurs s'accordent à dire que le nom Inari est dérivé de Ine-nari (faire pousser du riz). La croyance en Inari est connu pour avoir existé en 711 après Jésus-Christ, la date officielle de fondation du sanctuaire à la montagne Inari au Fushimi à Kyoto. Les chercheurs comme Kazuo Higo croient que les croyances étaient conduites des siècles avant cette date; il suffèrent que le clan Hata commença la croyance formelle d'Inari comme un kami de l'agriculture au cinquième siècle. Le nom Inari n'apparait pas dans la mythologie classique japonaise.

Dans la période Heian, les croyances en Inari commencèrent à se répandre. En 823 ap J-C, après que l'empereur Saga présenta le temple Tô-ji à Kûkai, le fondateur de la secte bouddhiste Shingon, ce dernier désigna Inari comme son kami résident protecteur. En 827, la court attribua à Inari le rang le plus bas de cinquième divinité, ce qui permis d'accroitre encore plus la popularité de la divinité dans la capitale. Le rang d'Inari fut postérieurement augmenté, et en 942, l'empereur Suzaku gratifia Inari du plus haut ranf en remerciement pour avoir écrasé les rebellions. A ce moment, le sancuaire Fushimi Inari-taisha fut choisi par la court parmis les vingt deux sanctuaires pour recevoir le patronage impérial, un immense honneur. Le second sanctuaire d'Inari, Takekoma, fut établit durant le neuvième siècle.

La popularité d'Inari continua à grossir. Le sanctuaire Fushimi, déjà un site de pélérinage très populaire, gagna une large renommée lorsqu'il devint un lieu de pélérinage impérial en 1072. En 1338, le festival du sanctuaire était dit pour rivaliser de splendeur avec le festival de Gion.
Torii rouge encadrant le chemin menant au sanctuaire


En 1468, durant la guerre Ônin, le complexe entier du sanctuaire Fushimi fut brûlé. La reconstruction prit environ trente ans; le nouveau batiment fut consacré en 1499. Alors que le vieux complexe permettait la vénération de trois kami dans des batiments séparés, le nouveau complexe permet la vénération de cinq kami dans un même batiment. Le nouveau sanctuaire inclue aussi un temple bouddhiste pour la première fois, et la prieuté héréditaire fut étandue pour inclure le clan Kada.

Durant la période Edo, la vénération d'Inari se propagea à travers le Japon, elle devint vraiment importante à Edo. Smyers attribue cette expansion à un mouvement des daimyo (seigneur féodal). Inari devint au seizième siècle le patron des forgerons et le protecteur des guerriers - pour cette raison, de nombreux chateaux au Japon comportent un sanctuaire d'Inari - et les daimyo emportèrent leur croyance en leur kami protecteur avec eux lorsqu'ils étaient relocalisés dans un nouveau domaine. Le rôle divin d'Inari continua à s'étendre; sur la côte, il devint le protecteur des pécheurs; à Edo, il était invoqué pour empêcher les feux. Il devint le patron des acteurs et des prostitués, puisque ses sanctuaires étaient souvent trouvés près des quartiers des plaisirs où ces individus vivaient. Il commenca à être vénéré comme Inari l'exauceur de voeux, une divinité de la chance et de la prospérité; une expression commune d'Osaka était: " Byô Kôbô, yoku Inari" (pour la maladie [prie] Kôbô, pour les voeux [prie] Inari). Ironiquement, Inari commença aussi à être présenté pour la bonne santé; on l'accrédite des soins de diverses afflictions comme la toux, les maux de dents, les os cassés et la syphilis. Les femmes prient Inari de leur accorder des enfants.

Après un decrès du gouvernement mandatant la séparation des croyance bouddhistes et shintoistes, de nombreux sanctuaires d'Inari subirent des changements. A Fushimi Inari, par exemple, les structures qui était clairement bouddhistes démolies. Parmi la population, toutefois, la forme de vénératiions mélangées continua. Certains temples bouddhistes maintenèrent la vénération d'Inari en expliquant qu'ils étaient toujours dévoué à une divinité bouddhistes (souvent Dakiniten), ce qui était perçu par le citoyen moyen comme étant Inari.

Durant la période Tokugawa, lorsque l'argent remplaca le riz comme mesure de richesse au Japon, le rôle d'Inari comme kami de prospérité mondiale fut étendu pour intégrer tous les aspects des finances, du business et des industries. Au début du dix-huitième siècle, les croyant d'Inari  à Ginza frappaient des pièces couleur menthe en terme d'offrande à Inari, qui présentaient deux renard et un joyau ou les caractères pour longue vie et bonne chance.


Sanctuaires et offrandes

Inari est une divinité populaire avec des sanctuaires et des temples localisés à travers la plupart du Japon. Selon une enquête de 1985 par l'Association Nationale des Temples Shintoistes, 32 000 sanctuaires - plus d'un tiers des sanctuaires shinto au Japon - sont dédiés à Inari. Ce nombre inclue seulement les sanctuaires shinto avec des prêtres résidant à temps complet; si les petits sanctuaires routiers, les sanctuaires personnels (gardés à la maison) ou dans les bureaux, les petits sanctuaires sans prêtre résidant à temps complet et les temples bouddhistes étaient inclus, le nombre augmenterait d'au moins un ordre de grandeur.
statue de kitsune, messager et/ou incarnation d'Inari


L'entrée d'un sanctuaire d'Inari est habituellement marqué par un ou plus torri vermillon et quelques statues de kitsune, qui sont souvent ornées d'une yodarekake rouge (bavette votive) par les croyants emprunts de respect. Cette couleur rouge est venu à être identifiée avec Inari, ç cause de de son utilisation dans les sactuaires d'Inari et leur torii. Le principal sanctuaire est le sanctuaire Fushimi Inari au Fushimi à Kyoto au Japon, ou le chemin vers la colline du sanctuaire est marqué de cette façon. Les statues de kitsune sont par moment prises comme une incarnation d'Inari, et elles viennent habituellement par paire représentant le mâle et la femelle. Ces statues de renard porte un objet symbolique dans leur bouche ou entre leur pattes - la plupart du temps un joyau ou une clef, mais une gerbe de riz, un parchemin ou un renardeau sont aussi des objets communs. La plupart des sanctuaires d'Inari, quelque soit leur taille, présentent au moins une paire de ces statues, habituellement encadrant l'autel, ou dessus, ou encore en face du sanctuaire principal. Les statues sont rarement réalistes; elles sont typiquement stylisées, représentant un animal assis avec sa queue dressée en l'air, regardant vers l'avant. Malgré ces caractéristiques communes, les statues sont très individuelles par nature; il n'y en a pas deux qui sont vraiment identiques.
Inari-zushi


Des offerandes de riz, de sake et d'autres nourritures sont donnés au sanctuaire pour appaiser et satsifaire ces messagers kitsune, qui sont alors attendu pour plaider à Inari au nom du croyant. Inari-zushi, un rouleau de shushi japonais fait de tofu frit, est une autre offrande populaire. Une croyance populaire prétend que le tofu grillé est la nourriture favorite des renards japonais, et un rouleau Inari-zushi a des coins pointus qui ressemble aux oreilles des renards, renforçant ainsi l'association. Les prêtres n'offrent normalement pas ces aliments à la divinité, mais il est habituel, de trouver dans les commerces du tofu grillé lorsqu'on approche d'un sanctuaire d'Inari. Des statues  de renard  sont souvent offertes aux sanctuaires d'Inari par les croyants, et à certaines occasion un renard empaillé est présenté au temple. A une certaine époque, certains temple étaient des parcs naturels pour des renards vivants qui étaient vénérés, mais ce n'est plus le cas actuellement.


Festival

Le jour du festival traditionnel d'Inari était le premier jour du cheval (sixième jour) du deuxième mois (nigatsu no hatsuuma) du calendrier lunisolaire.

statue de kitsune d'Inari


Dans certaines partie de Kyûshû, une fête ou une période de prières commence cinq jour avant la pleine lune de Novembre; ocasionnellement c'est étendu à une semaine complète. La fête ou la période de prières est accompagnée par des offrandes de produits à base de riz à un sanctuaire pour le donner à Onari, chaque jour et de reçevoir en retour des o-mamori (charmes de protection). Ce festival est particulièrement populaire dans la campagne près de Nagasaki.



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神 - kami - part 2

sources :

 

Publié dans : Culture japonaise - Par gojira - Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
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