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  • : ようこそ天龍館へ bienvenue dans "l'antre du dragon céleste", le site d'un passionné de culture japonaise et d'arts martiaux. Bienvenue dans le monde du pays du soleil levant et des arts de combat.
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  • Ten Ryû, culture japonaise et arts-martiaux
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  • : culture japon Uechi-ryu
  • : Mes passions sont la culture japonaise (arts, musique, cinéma, littérature, gastronomie, etc.), et l'Uechi-ryu que j'ai la chance et le plaisir de pratiquer. A travers ce site, je souhaite vous les faire partager.

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Vendredi 7 août 2009 5 07 /08 /2009 16:15

Sadako Sasaki (en japonais 佐々木 禎子 Sasaki Sadako), fillette japonaise née le 7 janvier 1943 et morte le 25 octobre 1955 à l'âge de douze ans d'une leucémie due à la bombe atomique d'Hiroshima. Elle est devenue depuis avec la grue en papier un symbole pour la paix.

L'Histoire

Le 6 août 1945 à 2 h 45 (heure locale), le bombardier B-29 Enola Gay piloté par Paul Tibbets, décolle de la base de Tinian, avec à son bord une bombe atomique à l'uranium 235 de 12 kilotonnes, surnommée "Little Boy".
L'équipage est composé de douze hommes, dont quatre scientifiques.
Deux autres B-29 l'escortent, emportant les instruments scientifiques destinés à l'analyse de l'explosion.
La bombe est armée en vol et larguée à 8 h 15, à près de 9 000 mètres au-dessus de la ville.
- À 8 h 16 mn 02 s heure locale, après 43 secondes de chute libre, la bombe explose à 580 mètres du sol, à la verticale de l'hôpital Shima situé au cœur de l'agglomération.
- L'explosion, équivalent à celle de 15 000 tonnes de TNT, rase instantanément la ville.

75 000 personnes sont tuées sur le coup dont un tiers de militaires, la ville étant entre autres le siège de la 2e Armée, chargée de la défense de l'ouest du Japon, et de nombreux arsenaux et bases aériennes.

Dans les semaines qui suivent, plus de 50 000 personnes supplémentaires meurent. Le nombre total de morts reste imprécis ; il est de l'ordre de 250 000. Sur les 90 000 bâtiments de la ville, 62 000 sont totalement détruits. Il ne resta aucune trace des habitants situés à moins de 500 mètres du lieu de l'explosion.
Au retour, les aviateurs verront pendant 500 kilomètres le champignon qui, en deux minutes, a atteint 10 000 mètres d'altitude. L’Enola Gay atterrit six heures plus tard à Tinian. Son équipage est aussitôt décoré.

Sadako Sasaki

Sadako Sasaki (en japonais 佐々木 禎子 Sasaki Sadako), est une fillette japonaise née le 7 janvier 1943.

Sadako avait deux ans et demi le 6 août 1945 et se trouvait ce jour-là à deux kilomètres du lieu de l'explosion de la bombe d'Hiroshima.

La plupart de ses voisins furent tués mais Sadako ne fut pas blessée ou ne sembla pas l'être. Jusqu'en 1955 elle semblait être une jeune fille normale et joyeuse. Bonne élève, elle passa une enfance sans problème majeur, grandit normalement et se lanca dans la course à pied de compétition.

Cependant, en 1955, après un relais où elle avait aidé son équipe à gagner, elle se sentit extrêmement fatiguée et sa tête tournait. Les vertiges passant, Sadako pensa qu'ils n'étaient causés que par la fatigue, mais ce n'était pas le cas.

Plus tard les vertiges furent tels qu'elle tomba et ne put se relever. Ses camarades de classe appelèrent la maîtresse qui contacta ses parents. Ces derniers l'emmenèrent à l'hôpital de la Croix Rouge où on diagnostiqua une leucémie, cancer des cellules sanguines, le " mal de la bombe atomique " auquel peu survivaient à cette époque.

La meilleure amie de Sadako, Chizuko, lui raconta l'ancienne légende japonaise des 1000 grues et lui apporta un origami, pliage bien connu des enfants du Japon, représentant une grue (Ori-Tsuru), symbole de la longévité. Selon la légende, quiconque confectionne mille grues en origami voit un vœu exaucé. Sadako s'attela dès lors à la tâche, espérant que les dieux, une fois les mille grues pliées, lui permettraient de guérir et de recommencer la course à pied.

La famille de Sadako s'inquiétait à son propos. Ils venaient souvent lui rendre visite à l'hôpital pour lui parler et l'aider à faire les origamis. Après qu'elle eut plié 500 grues, elle se sentit mieux et les médecins dirent qu'elle pouvait rentrer chez elle pour quelque temps, mais après moins d'une semaine elle se sentit de nouveau mal et dut retourner à l'hôpital. Elle passa presque trois ans et demi à l'hôpital et confectionna au total 644 grues de papier.

Elle mourut le 25 octobre 1955 à l'âge de douze ans.

Sadako paisible pour son dernier voyage

L'histoire de Sadako eut un profond impact sur ses amis et sa classe. Ils finirent de plier les 1000 grues et continuèrent pour récupérer de l'argent des écoles japonaises afin de construire une statue en l'honneur de Sadako et de tous les enfants affectés par la bombe.

Cérémonie des senbazuru au mémorial de Sadako à Hiroshima

Aujourd'hui, dans le Parc de la Paix d'Hiroshima, se dresse une statue dédié à la mémoire Sadako et placée sur un piédestal en granite ; elle tient une grue en or dans ses bras ouverts. À sa base se trouve cette inscription :

Ceci est notre cri.
Ceci est notre prière.
Pour construire la paix dans le monde


Mémorial de Sadako pour la paix à Hiroshima

Tous les ans, des enfants du monde entier plient des grues et les envoient à Hiroshima. Les origamis sont disposés autour de la statue. Grâce à Sadako, la grue en papier est devenue un symbole international de la Paix.

Le conte de Sadako a été raconté dans beaucoup de livres et de films. Dans une version, Sadako écrit un haïku:

J'écrirai la paix sur vos ailes,
et vous volerez autour du monde,
de sorte que les enfants ne meurent plus de cette façon.

Envoyer vos grues

Pour information, si vous désirez vous aussi envoyer vos grues, voici l'adresse :

Parc de la paix d'Hiroshima
Bureau du Maire
Ville d'Hiroshima
6-34 Kokutaiji-Machi
1 Chome Naka-Ku
Hiroshima 730
Japon


Statue de Sadako, mémorial pour la paix

Poême

La petite fille

C'est moi qui frappe aux portes,
Aux portes, l'une après l'autre.

Je suis invisible à vos yeux.
Les morts sont invisibles.

Morte à Hiroshima
Il y a plus de dix ans

Je suis une petite fille de sept ans.
Les enfants morts ne grandissent pas.

Mes cheveux tout d'abord ont pris feu,
Mes yeux ont brulé, se sont calcinés.


Soudain je fus réduite en une poignée de cendres,
Mes cendres  se sont éparpillées au vent.

Pour ce qui est de moi,
Je ne vous demande rien

Il ne saurait manger, même des bonbons,
L'enfant qui comme du papier a brûlé.

Je frappe à votre porte, oncle, tante
Une signature

Que l'on ne tue pas les enfants
Et qu'ils puissent  aussi manger des bonbons

Nâzim HIKMET
Publié dans : Culture japonaise - Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires
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Commentaires

Cet article me fait un gros pincement au coeur. Comme toujours quand j'ai une pensée pour les habitants de hiroshima ou de nagasaki. C'est tellement triste. ça me rappelle aussi "hotaru no haka"...J'ai trop pleuré (serviette de bain à la main pour essuyer mes larmes!) Très bel article. Merci pour cet hommage.
Commentaire n°1 posté par Aizen le 07/08/2009 à 23h55
Oui, c'est l'effet que j'ai eu en l'écrivant d'après les diverses sources... Une grosse boule dans la gorge en imaginant toutes ces jeunesses gâchées... il faut espérer que ça ne se reproduira plus jamais, et qu'aucun enfant n'auras à subir les conséquences des actes de leurs ainés.
L'article m'a donné le même sentiment de tristesse indicible que pour l'histoire romancée d'Hachiko. Là aussi c'est un vrai crève coeur quand on voit le film Hachiko Monogatari. Mais ici il ne s'agit pas d'un film mais de la réalité, ce qui est plus dur à avaler et plus angoissant aussi. Mon prochain séjour au Japon comprendra un arrêt à Hiroshima... ne jamais oublier...
Réponse de Jack le 08/08/2009 à 00h31
C'est fou ce que tu es sensible!...whaa...je comprends trop...Hachiko aussi ça crève le coeur en effet.Mais il me semble que c'est tiré d'une histoire vraie (aussi).

En fait, le désastre de la bombe H au japon me fait surtout réfléchir sur la nature humaine. Ne pas oublier, pour justement se rappeler qu'en chacun de nous, réside une part de monstruosité. Je pense que là est une part de réalité de la condition humaine. On ne peut contrôler cette part de folie destructrice qu'en prenant conscience de nos actes.

Comment pardonner, surtout quand les générations d'aujourd'hui refoulent leur propre passé? Comment éviter l'amnésie de la société japonaise quand les survivants de la WW2 auront disparu?

Ce thème soulève énormément de questions.

Bien à toi.C'est passionnant d'en discuter.
Commentaire n°2 posté par Aizen le 08/08/2009 à 00h51
je te répondrai plus tard par mail, car ça va faire beaucoup à écrire...

Personnellement je ne suis pas sensible, seulement humain, et je n'essaye pas d'interioriser. Quoi de plus naturel que de s'émerveiller d'un lever ou coucher de soleil, d'une forêt en automne se drappant de couleurs d'or et de cuivre, de s'attendrir d'un bébé shibaken faisant ses premiers pas... C'est juste dommage que certains cachent ces émotions, et par la même occasion gâchent ces moments qui font qu'il est intéressant de vivre.

L'histoire d'Hachiko est réelle: http://www.ten-ryu.org/article-18141890.html en témoignent les photos et articles de journaux: http://www.ten-ryu.org/article-18181248.html.
Par contre dans le film Hachiko Monogatari, l'histoire est dramatisée pour donner un côté triste et poignant. Mais si la vie réelle du chien n'est pas si triste que ça... le metteur en scène et Tatsuya Nakadai en ont fait quelque chose de déchirant...

Je ne sais pas ce qui restera du souvenir d'Hiroshima, mais quand je vois comment les gens oublient, les dernières générations disparus, est-ce que des films comme gojira et les oeuvres d'artistes permettront de se souvenir? Quand je vois à la vitesse à laquelle les français ont oublié le 11/09/2001 et les émeutes d'octobre 2005... que penser d'une monstruosité qui s'est déroulé loin de chez eux, chez des étrangers... presque dans une autre vie...

Ca fait peur...
Réponse de Gojira le 08/08/2009 à 11h21
Cette histoire est effectivement très émouvante, et c'est aussi comme cela que la mémoire de ces évènements perdure. Je ne pense pas que cela soit du sentimentalisme, mais simplement de l'humanisme.
L'histoire d'Hachiko n'a rien à voir. C'est certes une autre histoire vraie qui est devenu un mythe japonais, mais le contexte n'a rien à voir, et la confusion des deux ne me semble pas pertinente.
Merci pour ce résumé détaillé de cette histoire.
Commentaire n°3 posté par Diddu le 20/08/2009 à 20h27
l'histoire d'Hachiko n'a certe rien à voir, mais je parlais plutôt de mon état d'esprit en écrivant les articles... bref, ça n'a rien à voir, sauf au niveau sentiment personnel. Les deux histoires ne sont pas en concurrence, mais l'état d'esprit dans lequel j'étais lorsque j'en ai écrit les articles si...

Merci pour ton message
Réponse de Jack le 20/08/2009 à 22h28

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